Après un peu plus d’un an d’efforts pas assez soutenus, j’ai atteint dans le sang et les larmes une maîtrise plus que très approximative du mandarin basique. Miss Godzilla, du haut de ses deux ans presque et demi, parle et comprend déjà mille fois mieux que moi. C’est dire.

Je m’amuse même moi-même en constatant que je déclare avec assurance : « je veux acheter une vache » en lieu et place de « je voudrais de la viande de bœuf« , et ne compte plus toutes les fois où j’intervertis, dans le taxi, la gauche et la droite. La dernière fois, j’ai aussi réussi à demander à la marchande de me donner 200 mètres de fromage (elle a bien ri – et j’ai retenu comment se dit grammes).

Je me console comme je peux de ma frustration linguistique en me disant que l’apprentissage de la langue de Shakespeare, voire de l’alphabet latin tout simplement, est peut-être tout aussi sibyllin pour les sinophones.

La preuve en images (un peu floues d’ailleurs), mais les exemples sont légion :



Chacun sa croix…

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