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La mère de famille bobo qui sommeille en moi avait tendance, en France, à s’approvisionner au Naturalia du coin, à commander ses couches chez Bébé au naturel et à songer à s’abonner à un panier amap (projet qui en resta à l’état de vœu pieux)

C’est donc avec un affolement tout naturel que j’abordai la vie pékinoise, inquiète à l’idée de ne pas retrouver les marques qui me plaisaient et respectaient – relativement – l’environnement tout en me donnant meilleure conscience.

Les inquiétudes sur ce point n’ont que peu lieu d’être, car le bio est aussi arrivé en Chine… ouvrant au passage la voie à de nouvelles préoccupations vertes : est-il à proprement parler écologique d’acheter des produits eco-friendly quand on songe au bilan carbone de leur importation ?

J’avoue que je n’ai pas encore trouvé de réponse pertinente à cette (non moins pertinente) question… mais me suis dit qu’une rapide revue de détails pourrait peut-être être utile à de futurs partants pour l’Empire du Milieu.

Côté bébés :
– De nombreuses couches à faible impact écologique, sans chlore, sans (trop) de composants chimiques, à base d’amidon et plus ou moins biodégradables sont disponibles ici. (Elles coûtent à peu près 10 fois plus cher que les P*mpers). Existent aussi les très à la mode couches lavables (auxquelles j’ai rapidement renoncé à me convertir, une allergie manifeste au tissu ayant transformé le derrière de Lady Gogo, en son temps, en surface de Mars, couleur comprise), mais je suggère aux plus défenseurs des droits de la Nature d’opter pour la méthode chinoise : le pantalon ouvert à l’entrejambe sans autre forme de protection, communément répandu chez les enfants de 6 mois à 5 ans. C’est simple et naturel (et quand je vois comme j’ai peine à convaincre ma dernière née des bienfaits de la propreté, à bientôt 2 ans et demi, j’ai tendance à penser que j’aurais du l’adopter moi-aussi)
– On trouve relativement facilement des petits pots bio, notamment Hipp et Babybio. Là encore, l’importation à un coût certain, mais la qualité est sans surprise. Beaucoup de marques australiennes et américaines viennent compléter le tableau.

Côté maison :
Les lessives et nettoyants ménagers « verts » existent dans un choix plus restreint qu’en Europe, mais cependant appréciable. On peut dénicher les produits de la marque Ecover, ainsi que de la marque Rainett, qui reprend pour l’occasion son patronyme allemand de Frosch (la vie à l’étranger permettant par ailleurs de se rendre compte que l’Allemagne est le deuxième exportateur mondial – depuis peu détrôné par… la Chine).

Côté nourriture :

– Le choix peut se porter, soit sur des aliments bio importés, fruits et légumes surgelés inclus, soit sur des produits verts « locaux », plusieurs fermes « organiques » produisant sans pesticide ni engrais autour de Pékin (et d’autres grandes villes chinoises évidemment), même si pour l’heure ces organismes ne sont pas labellisées par les standards écologiques internationaux.
– Il est également possible de commander directement certaines denrées sur internet et de se les voir délivrées sous 48 heures, par exemple chez Organic Farm.


Il suffit de s’inscrire sur le site (ici), de cliquer sur Delivery Service (ici), puis sur New Orderlist (ici) pour avoir, en fonction de sa ville de résidence, la liste des produits actuellement disponibles, puis de faire son marché en indiquant les quantités désirées. La sélection s’avère plus ou moins variée selon les saisons, mais j’ai tendance à espérer que cela reflète une forme de production respectueuse des rythmes de la nature.

Green shopping, here we are !

Les produits mentionnés se trouvent notamment (mais pas tous au même endroit, il faut saisir la nuance) :
– -Au BHG (chaîne de supermarchés taïwanaise très bien achalandée et très chère)
– Dans les Jenny Lou’s (sortes de super-épiceries pour expatriés)
– Chez April Gourmet (concurrent de Jenny Lou)
– Chez City Shop (que je comparerais volontiers à un petit Monoprix)

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Quelques semaines avant notre départ, une amie a offert à Miss Godzilla qui a l’époque était encore douce un magnifique imagier de circonstance.

Mon imagier chinois - Catherine Louis

Ce joli livre pour les tous petits, imaginé (pour un imagier, c’est plutôt de circonstance me direz-vous) par l’illustratrice helvète Catherine Louis offre un ravissant premier aperçu de la langue et de l’écriture chinoises, en proposant, en face des caractères tracés sur la page de gauche, une illustration élégante, poétique et colorée, inspirée de « l’étymologie » des traits.

Un exemple parmi tant d’autres: le caractère 好, signifiant « bon, bien » est lui-même composé de deux caractères réunis : la femme (女) et l’enfant (子) (une maman avec son enfant = ce qui est bien, CQFD).

Mon imagier chinois - sample
L’imagier détaille ainsi tout un univers chamarré, allant des animaux aux paysages en passant par les gestes du quotidien, les sentiments, la nourriture et les chiffres.

Une toute petite réserve cependant : la prononciation des caractères est reproduite en pinyin, mais sans l’intonation (pourtant réellement indispensable).

A noter également que ce sont les caractères traditionnels qui sont reproduits, c’est-à-dire tels qu’encore utilisés à Taïwan ou Singapour, mais plus en Chine continentale depuis la fin des années 1950.

En un mot, un cadeau incontournable si vous connaissez de jeunes enfants en voie d’expatriation chinoise…

Mon Imagier Chinois
Catherine Louis
Editions Philippe Picquier, 2004

Dear Santa,

On commence à bien se connaître toi et moi… Mais si, tu sais, je suis celle qui te demande systématiquement – pour mes filles – des jouets en bois et des livres de l’Ecole des Loisirs en lieu et place des DS, barbie, petshops et autres zoobles dont elles rêvent (et que bizarrement tu leur apportes en dépit de mes strictes recommandations).

Demain est ta longue journée de labeur, tu n’y dérogeras pas, mais au cas où tu aurais encore besoin de quelque inspiration pour me faire plaisir, je me permets de te donner quelques suggestions, qui seront encore valables l’an prochain n’en doutons pas.

christmas (dream) wishlist

Dans l’ordre des aiguilles d’une montre, je voudrais (bien) :

– un plaid-citymap de chez Haptic Lab
– des petits tampons flocons de neige de chez Muji
– ce livre de Sofi Oksanen ou ceux-là de David Mitchell, comme tu veux, ou les trois de préférence
– une brosse à cheveux Mason Pearson
– les jolies cartes « bonhommes Fisherprice » de Jennifer sur Etsy

Je ne suis pas très exigeante, si ?

Et si tout ceci est vraiment trop compliqué à dénicher, tu sais qu’avec un Ipad ou un cours de chinois intensif, je serais quand même contente.

A demain!

wangfujing

La semaine dernière, opération Ho Ho Ho oblige, je me suis imposé 45 minutes de métro pour me rendre sur l’avenue commerçante phare de la capitale, j’ai nommé Wangfujing.

Et je dois bien reconnaître que je n’ai au bout du compte pas vraiment regretté de ne pas y avoir remis les pieds depuis mon arrivée à Pékin. Je connaissais l’avenue d’un premier voyage – touristique – en Chine il y a bientôt 10 ans de cela, et si ma mémoire ne me fait pas défaut, le lieu finalement n’a pas beaucoup évolué.

L’énorme avantage de Wangfujing – en dehors de sa localisation quasi centrale dans Pékin – tient à son miracle piétonnier : je ne suis pas certaine qu’il y ait d’autre portion de bitume aussi large dans Pékin qui soit (presque) entièrement dépourvue de voitures. C’est un détail, mais le trafic n’étant pas mon ami, j’ai énormément apprécié de pouvoir avancer où bon me semble sans craindre un écart de conduite ni entendre de klaxons.

Le reste n’a pas grand intérêt touristique, sauf à considérer que la shopping addiction en fait partie : aux magasins succèdent les boutiques auxquelles succèdent les (ultra) grands magasins, spécialisés ou non, bref, on trouve de tout, de l’occidental, du chinois, du haut de gamme, du tout venant, et pour être complètement mis dans l’ambiance, le métro nous dépose directement à l’entrée du shopping mall Oriental Plaza, où nous sommes accueillis, à ma gauche, par un rutilant Esprit, et à ma droite par un non moins chatoyant Agatha.

Ce n’est évidemment pas seulement par pur masochisme que je me suis décidée à venir arpenter Wangfujing, mais pour y visiter les deux librairies réputées du coin, et fort bien achalandées en littérature étrangère et matériel d’apprentissage des langues.

J’ai d’ailleurs été un tout petit peu déçue, l’objet de ma quête se matérialisant en un dictionnaire électronique, dont j’espérais découvrir une sélection ambitieuse… Le choix fut finalement plus limité (même si je finis par trouver mon bonheur au terme d’une longue réflexion, MonChéri m’en saura gré, espérons-le).

Au final, rien de bien extravaguant, donc, à découvrir sur Wangfujing, mais on peut avoir le plaisir d’y admirer le tout premier Mc Donald’s ouvert à Pékin, et, au coin de la rue, y découvrir (ou tester, pour les plus audacieux), un petit marché de snacks bien particuliers, où les brochettes de scorpions côtoient celles de mille-pattes et de cloportes divers et variés (délicieux paraît-il).

Scorpions_on_Wangfujing_Dajie_snack_street_in_Beijing

(photo courtesy of Kilroy238 on Wikipedia)

Wangfujing 王府井
Métro Ligne 1, arrêt éponyme

Librairie:
王府井书店/Wangfujing Bookstore
218 Wangfujing Dajie, Dongcheng District
东城区王府井大街218号

Bien évidemment, vivre en Chine porte avec lui son lot de rêve de mobilier asiatique. Ce ne sont pas les opportunités qui manquent dans les plus ou moins vastes et opportuns Antique Markets de Pékin.

J’en compte à ce jour trois à mon actif, et je ne peux pour l’instant que confirmer ce que conseillent les guides avisés et autres revues pour Pékinois d’adoption : Gaobeidian est sans doute la mine la plus intéressante du moment (quand bien même les avertis te diront que le lieu a perdu de son charme et de son attractivité au fil des ans).

Sis au far south-east de Pékin, Gaobeidian est un immense quartier (voire village) entièrement dédié aux meubles dans tous leurs états, du Ming au Eames en passant par faux et vrai vintage d’Asie et d’ailleurs).

Le coin est accessible en métro, à condition de ne pas être comme moi entièrement dépourvu de sens de l’orientation… Il faut en effet compter sur une petite marche dépaysante le long d’un de ces échangeurs surchargés dont Pékin a le secret, pour finir par arpenter un espace en pleine restructuration, avec son lot de travaux, de poussière et de baraques.

Ce n’est d’ailleurs qu’après une demi-heure de marche le long des dits travaux, et alors que je commençais à sérieusement songer à rebrousser chemin, que je tombai sur une rue dont l’entrée agrémentée des inévitables lanternes rouges affichait fièrement les caractères que je m’étais fait un devoir de recopier scrupuleusement pour plus de précaution.

ne cherchez plus, c'est ici

L’aventure pouvait enfin commencer, puisque de chaque côté de cette promenade d’au moins deux kilomètres de long, s’étendent à perte de vue petits et grands magasins – voire supermarchés – de meubles et de décoration.

c'est dommage, je n'ai pas de jardin

Il y en a donc pour tous les styles pour tous les goûts, du tape-à-l’oeil, de l’épuré, de l’ancien (hin hin), du neuf, des babioles, des lampes, des lits, des chaises, des statues… et tout le reste.

Le plus dur restait à faire : comment diantre dénicher cet obscur objet du désir déco, quand en outre on nourrit comme moi quelques doutes quant à la sûreté de son goût ?

une entrée accueillante et discrète

Vaquer de boutique en boutique permet en tout cas de se familiariser avec le sens du service à la chinoise, en particulier avec le fait qu’à partir du moment où l’on pénètre dans un magasin, la vendeuse (ce sont presque toujours des vendeuses!) se placera derechef à 50 centimètres de toi et qu’elle conservera cette même invariable proximité pour rester (littéralement) sur tes talons jusque dans les moindre recoins du magasin.

En dépit du sentiment vaguement désagréable de filature que tant d’obligeance peut engendrer, la vendeuse se tient ainsi à ta pleine et entière disposition pour le cas où tu aurais la moindre question envie d’acheter (tout en évitant que tu ne repartes en ayant fortuitement glissé un tabouret dans ta poche)

et des recoins, il y en a...

Les exceptions confirmant la règle, je ne fus pourtant aucunement importunée en arpentant, 45 bonnes minutes durant, les allées d’un entrepôt rempli de coffres, d’étagères, de buffets et de bureaux, tous certes fort attrayants, mais pour lesquels on m’avisa – quand je m’en enquis – de prix outrageux sans autre forme de procès.

Mes autres tentatives furent cependant plus concluantes, et permit à notre heureuse famille de renouveler un peu notre mobilier vieillissant, à des prix sans doute convenables, bien que la négociation, naturellement de mise ici comme ailleurs, ne soit pas forcément pour me plaire.

Forte de mes deux visites à Gaobeodian, j’ai le sentiment d’être une habituée des lieux, mais c’est évidemment pécher par orgueil, je ne dois avoir appréhendé qu’une infime partie des possibilités mobilières de cette antre gargantuesque.

Il faudra de toute façon que j’y retourne pour dénicher une commode à Lady Gogo avant qu’elle ne s’éborgne sur le clou du bouton de tiroir manquant.

ps: conseil d’amie, si tu es satisfait de tes achats, conserve précieusement la carte du magasin (qui te sera de toute façon donnée en moults exemplaires), au risque d’avoir du mal à te rappeler de ton emplacement exact la fois suivante.



Gaobeidian Antique Furniture Market
Gaobeidian Village, 551 (Chaoyang district)

北京 高碑店古典家具市场
朝阳区高碑店村551号
Métro : Ligne Batong (oui, celle-ci n’a pas de numéro…) , station Gaobeidian(高碑店站)
(rénovation en cours)