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L'arbre du voyageur

La France attachant une importance toute particulière à son aura culturelle, nous disposons, à l’étranger, de fort avenantes infrastructures venant combler l’éventuel manque de nourritures spirituelles dans la langue de Molière.

A ce titre, le Centre culturel français de Pékin (gardons l’appellation en l’état même si manifestement il semble se nommer Institut Français de Chine) n’a rien à envier, ni au Goethe Institut, ni à l’Institut Cervantès qui lui fait quasiment face. L’endroit est plus que rutilant, idéalement situé à deux encablures du très expatrié quartier de Sanlitun. Médiathèque, café, bibliothèque, tout y est, et bien évidemment une librairie, poétiquement baptisée L’Arbre du Voyageur, bien achalandée, où le lecteur assidu ou non à toutes les chances de trouver son bonheur.

Petit détail technique qui a son importance – une affolée s’y est laissée prendre la première fois -, il convient d’acquérir une carte de membre pour avoir le privilège d’acheter les ouvrages (divers et variés, et pas nécessairement exclusivement franco-français) qui se disputent la vedette sur les rayonnages. Rien de plus simple au demeurant, il suffit de renseigner les informations d’état civil d’usage pour se voir établir ladite carte de membre, puis de la créditer d’un montant forcément au moins égal au montant des livres que l’on souhaite acheter.

L’Arbre du Voyageur permet par ailleurs – avantage non négligeable – de commander les références qui pourraient ne pas se trouver en stock sur place. Mon interlocuteur, toujours merveilleusement réactif et disponible, m’épargna ainsi bien des tracas lorsque je mis en quête des premiers tomes de Petit Vampire de Joan Sfar que je souhaitais offrir pour sa fête à ma rebelle fleur préférée. Une anticipation de quelques quatre semaines est bien sûr requise, mais au vu du devis qui me fut proposé, je ne pus que constater que l’offre n’était pas déshonorante.

Une adresse, donc, à retenir sans conteste, également par ailleurs, même sans l’avoir testée (la disponibilité des Ayi ayant ses limites), pour sa programmation cinématographique particulièrement attrayante.

Quelques semaines avant notre départ, une amie a offert à Miss Godzilla qui a l’époque était encore douce un magnifique imagier de circonstance.

Mon imagier chinois - Catherine Louis

Ce joli livre pour les tous petits, imaginé (pour un imagier, c’est plutôt de circonstance me direz-vous) par l’illustratrice helvète Catherine Louis offre un ravissant premier aperçu de la langue et de l’écriture chinoises, en proposant, en face des caractères tracés sur la page de gauche, une illustration élégante, poétique et colorée, inspirée de « l’étymologie » des traits.

Un exemple parmi tant d’autres: le caractère 好, signifiant « bon, bien » est lui-même composé de deux caractères réunis : la femme (女) et l’enfant (子) (une maman avec son enfant = ce qui est bien, CQFD).

Mon imagier chinois - sample
L’imagier détaille ainsi tout un univers chamarré, allant des animaux aux paysages en passant par les gestes du quotidien, les sentiments, la nourriture et les chiffres.

Une toute petite réserve cependant : la prononciation des caractères est reproduite en pinyin, mais sans l’intonation (pourtant réellement indispensable).

A noter également que ce sont les caractères traditionnels qui sont reproduits, c’est-à-dire tels qu’encore utilisés à Taïwan ou Singapour, mais plus en Chine continentale depuis la fin des années 1950.

En un mot, un cadeau incontournable si vous connaissez de jeunes enfants en voie d’expatriation chinoise…

Mon Imagier Chinois
Catherine Louis
Editions Philippe Picquier, 2004

wangfujing

La semaine dernière, opération Ho Ho Ho oblige, je me suis imposé 45 minutes de métro pour me rendre sur l’avenue commerçante phare de la capitale, j’ai nommé Wangfujing.

Et je dois bien reconnaître que je n’ai au bout du compte pas vraiment regretté de ne pas y avoir remis les pieds depuis mon arrivée à Pékin. Je connaissais l’avenue d’un premier voyage – touristique – en Chine il y a bientôt 10 ans de cela, et si ma mémoire ne me fait pas défaut, le lieu finalement n’a pas beaucoup évolué.

L’énorme avantage de Wangfujing – en dehors de sa localisation quasi centrale dans Pékin – tient à son miracle piétonnier : je ne suis pas certaine qu’il y ait d’autre portion de bitume aussi large dans Pékin qui soit (presque) entièrement dépourvue de voitures. C’est un détail, mais le trafic n’étant pas mon ami, j’ai énormément apprécié de pouvoir avancer où bon me semble sans craindre un écart de conduite ni entendre de klaxons.

Le reste n’a pas grand intérêt touristique, sauf à considérer que la shopping addiction en fait partie : aux magasins succèdent les boutiques auxquelles succèdent les (ultra) grands magasins, spécialisés ou non, bref, on trouve de tout, de l’occidental, du chinois, du haut de gamme, du tout venant, et pour être complètement mis dans l’ambiance, le métro nous dépose directement à l’entrée du shopping mall Oriental Plaza, où nous sommes accueillis, à ma gauche, par un rutilant Esprit, et à ma droite par un non moins chatoyant Agatha.

Ce n’est évidemment pas seulement par pur masochisme que je me suis décidée à venir arpenter Wangfujing, mais pour y visiter les deux librairies réputées du coin, et fort bien achalandées en littérature étrangère et matériel d’apprentissage des langues.

J’ai d’ailleurs été un tout petit peu déçue, l’objet de ma quête se matérialisant en un dictionnaire électronique, dont j’espérais découvrir une sélection ambitieuse… Le choix fut finalement plus limité (même si je finis par trouver mon bonheur au terme d’une longue réflexion, MonChéri m’en saura gré, espérons-le).

Au final, rien de bien extravaguant, donc, à découvrir sur Wangfujing, mais on peut avoir le plaisir d’y admirer le tout premier Mc Donald’s ouvert à Pékin, et, au coin de la rue, y découvrir (ou tester, pour les plus audacieux), un petit marché de snacks bien particuliers, où les brochettes de scorpions côtoient celles de mille-pattes et de cloportes divers et variés (délicieux paraît-il).

Scorpions_on_Wangfujing_Dajie_snack_street_in_Beijing

(photo courtesy of Kilroy238 on Wikipedia)

Wangfujing 王府井
Métro Ligne 1, arrêt éponyme

Librairie:
王府井书店/Wangfujing Bookstore
218 Wangfujing Dajie, Dongcheng District
东城区王府井大街218号