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Qu’est-ce que c’est ?

whatthehell

J’offre un paquet de Carambars fraises Tagada au premier qui me donne la bonne réponse.

Ce charmant outil de fabrication artisanale – qui n’est pas sans me rappeler, avec quelques frissons, les improbables instruments de torture gynécologique que l’on voit dans la scène de l’opération de Faux Semblants, mais je dois avoir l’esprit un peu tordu – est le fidèle compagnon des nombreux et avenants vendeurs d’ananas qui fleurissent au gré des marchés et souvent au coin des rues.

(Vivre en Chine offrant l’inestimable avantage de se régaler de fruits « exotiques » tout au long de l’année et à moindre frais)

En France, j’avais vaguement appris à étêter, écorcher et découper les ananas en quartiers plus ou moins réguliers… En Chine, la méthode diffère quelque peu, puisqu’il s’agit de faire coulisser un genre de couteau composé de lames de rasoir ou de cutter ingénieusement agencées le long des alvéoles rugueuses du fruit, afin de retirer les parties dures, offrant à terme le spectacle d’un fruit impeccablement épluché, arborant de réguliers sillons fort joliment ciselés.

Mue par la puissante motivation à l’immersion aux us et coutumes du pays d’adoption qui me caractérise, j’ai récemment profité de l’amitié qui s’est nouée entre ma vendeuse de fruits attitrée et moi-même (venir au marché 3 fois par semaine crée de solides liens), et demandé à icelle où je pourrais me procurer le savant outil en question… N’écoutant que sa générosité, ma gentille vendeuse me fit alors gracieusement don de celui qu’elle possédait en double, et je puis désormais m’exercer à mon tour, et non sans une certaine fierté, à la sculpture sur ananas.

(J’ajoute qu’il faut toutefois un certain coup de main pour réussir l’exercice, mes tentatives ayant jusqu’à présent abouti à un rendu nettement moins esthétique).

Le taxi, c’est très surfait.

A l’occasion d’une nouvelle et récente expédition à Gaobeidian, MonChéri et moi-même avons eu le plaisir et l’insigne honneur de nous initier à un moyen de transport autrement plus typique : la camionnette du livreur.

Rien de tel pour donner à l’expatrié(e) en mal de semblant de sensations authentiques le sentiment de connaître un peu plus avant le quotidien du Pékin moyen, si l’on me pardonne ce mauvais jeu de mot.

Avantage non négligeable, effectuer le trajet du retour en même temps et en compagnie de ses achats récents garantit la fiabilité de la livraison. Autre avantage (ou pas, c’est selon), on améliore sa connaissance de la conduite à la chinoise et de son interprétation très personnelle du code de la route (celle-là même qui me fait me demander quotidiennement pourquoi diable j’ai, moi, raté le permis).

Il y a évidemment, par ailleurs, un petit côté aventurier à foncer sur le périphérique sans ceinture, le cheveu au vent, bien calée aux côtés d’un conducteur dont l’accent vous fait déployer des trésors d’inventivité pour capter ne serait-ce qu’un mot familier dans la conversation qu’il mène à battons rompus. J’appris incidemment au cours de celle-ci que les voitures allemandes sont mieux que les françaises et que les Américains ne sont pas très gentils, le reste du dialogue m’ayant échappé, peut-être du fait des couinements d’un embrayage pour le moins fatigué qui me confirma, si besoin était, que le bolide dans lequel nous nous trouvions n’était certes pas allemand.

schindler's food center

Depuis que le eshop Carrefour China s’est refait une beauté, et en attendant qu’il ait terminé la migration de son catalogue, je suis contrainte de développer de nouvelles stratégies pour satisfaire les appétits carnés de mon doux gynécée.

Mue par un irrépressible accès d’inconscience, j’ai plusieurs fois au début de notre vie chinoise acheté de la viande au marché, en fermant volontairement les yeux sur l’origine, l’alimentation et le traitement des animaux concernés. Je suppose que j’y éprouvais un certain dépaysement (voire un dépaysement certain).

Mais depuis que j’ai eu vent de quelques cas de grippe aviaire du côté de Hong Kong (bien que cela soit plutôt loin d’ici, on en conviendra), va savoir pourquoi, mon cher lecteur, je me suis dit qu’il serait peut-être plus prudent de ma part de chercher ma viande dans des lieux hygiéniquement plus recommandables.

Au diable l’avarice, j’ai donc fini par pousser la porte de la – si célèbre au sein de la gent expatriée pékinoise – Boucherie Allemande, plus officiellement connue sous le nom de Schindler’s Food Center, qui te permet donc de t’offrir le temps des courses un aller-retour éclair pour l’Europe.

Le Schindler’s Food Center a ce petit air du magasin d’alimentation générale des années 1970 propre à me plonger dans des abimes de nostalgie.

Car la boucherie allemande en connaît plus d’un rayon : à l’étal du boucher, bien tenu, de (très bonne) qualité et plutôt abondant (on y trouve même du lapin – mais pas d’agneau edit 13.02.2011 : si, on y trouve aussi de l’agneau! (signé une affolée mal renseignée), viennent s’ajouter pains, vins, fromages, chocolats, bonbons, céréales, épices et autres conserves, dans une sélection toutefois quelque peu limitée.

Un repaire idéal pour impressionner ses invités ou ses visiteurs et les rassurer sur la sécurité alimentaire locale (pour les autres jours, on peut continuer à aller au marché… il y en a un très sympa en face).


Schindler’s Food Center/申嘉食品中心
枣营北里15号
15 Zaoying Beili
10.00-19.00

C’est bien connu, en Chine, on s’y connaît en contrefaçon

Plus ou moins ressemblante à son modèle selon les lieux de vente et les produits copiés, elle peut être assez savoureuse quand elle se permet quelques délicatesses avec les noms des marques.

Je pense que la palme peut revenir de droit aux sacs d’une prestigieuse marque italienne qui a fait de son initiale son sigle, imités d’une façon, disons quelque peu malheureuse, pour les francophones.

La preuve en images.

Je doute de réussir à trouver de sitôt exemple plus croustillant, si j’ose dire, mais je tâcherai d’alimenter la rubrique chic’n’cheat au gré de mes trouvailles!

La tradition de Halloween est à peu près aussi peu ancrée en Chine qu’elle ne l’est en France, mais les Chinois ne perdant jamais une occasion de faire montre de leur sens (inné) de la fête et de la mise en scène, costumes de sorcières, citrouilles et autres fantômes n’ont pas manqué de faire leur apparition à tous les coins de rue.

Alors, Chinois, Français, Américains, peu me chaut :

万圣节快了

edit 12.11.2011 : mes nombreux lecteurs ont pu apprécier ma nullité de sinologue en herbe, puisque bien sûr l’expression exacte eût été : 万圣节快乐 (parce que sinon, cela veut seulement dire « Halloween a été rapide », et probablement pas correctement. – Comme le dit si bien Dante : long et dur est le chemin…).


(mais je me suis contentée d’infliger à mes filles une soupe au potiron en lieu et place des tricks or treats)