L'arbre du voyageur

La France attachant une importance toute particulière à son aura culturelle, nous disposons, à l’étranger, de fort avenantes infrastructures venant combler l’éventuel manque de nourritures spirituelles dans la langue de Molière.

A ce titre, le Centre culturel français de Pékin (gardons l’appellation en l’état même si manifestement il semble se nommer Institut Français de Chine) n’a rien à envier, ni au Goethe Institut, ni à l’Institut Cervantès qui lui fait quasiment face. L’endroit est plus que rutilant, idéalement situé à deux encablures du très expatrié quartier de Sanlitun. Médiathèque, café, bibliothèque, tout y est, et bien évidemment une librairie, poétiquement baptisée L’Arbre du Voyageur, bien achalandée, où le lecteur assidu ou non à toutes les chances de trouver son bonheur.

Petit détail technique qui a son importance – une affolée s’y est laissée prendre la première fois -, il convient d’acquérir une carte de membre pour avoir le privilège d’acheter les ouvrages (divers et variés, et pas nécessairement exclusivement franco-français) qui se disputent la vedette sur les rayonnages. Rien de plus simple au demeurant, il suffit de renseigner les informations d’état civil d’usage pour se voir établir ladite carte de membre, puis de la créditer d’un montant forcément au moins égal au montant des livres que l’on souhaite acheter.

L’Arbre du Voyageur permet par ailleurs – avantage non négligeable – de commander les références qui pourraient ne pas se trouver en stock sur place. Mon interlocuteur, toujours merveilleusement réactif et disponible, m’épargna ainsi bien des tracas lorsque je mis en quête des premiers tomes de Petit Vampire de Joan Sfar que je souhaitais offrir pour sa fête à ma rebelle fleur préférée. Une anticipation de quelques quatre semaines est bien sûr requise, mais au vu du devis qui me fut proposé, je ne pus que constater que l’offre n’était pas déshonorante.

Une adresse, donc, à retenir sans conteste, également par ailleurs, même sans l’avoir testée (la disponibilité des Ayi ayant ses limites), pour sa programmation cinématographique particulièrement attrayante.

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