Avant d’habiter à Pékin, je pensais sincèrement que les immeubles dépourvus de 13e étage appartenaient à la catégorie des légendes urbaines.

Il n’aura fallu que quelques voyages en ascenseur pour que mes yeux se décillent : le mythe est une réalité.

Mais l’absence de 13 est plutôt folklorique, en Chine, ce n’est pas tant ce nombre que le chiffre 4 qui porte malheur. En effet, 4 se prononce [sì], et pareillement se prononce « mourir » – 死 [sǐ] – en mandarin (à une accentuation prêt soit dit en passant, je me demande bien pourquoi on me répète à longueur de journée que pour bien parler chinois il faut ri-gou-reu-se-ment marquer les tons si on se laisse effrayer par une homophonie imparfaite).

Du coup, exit le 4, le 14, le 24 (la liste peut continuer à l’envi), les étages passant directement à l’impair supérieur, offrant une énumération quelque peu tronquée sur les tableaux certains ascenseurs. Ce n’est pas toujours le cas, beaucoup de buildings semblent se jouer du destin en comptant sans tricher, quelle audace !

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