autour du Liangmahe

Certes, Pékin n’est pas de ces capitales traversées par une vaste rivière. Il n’en demeure pas moins nantie de lacs et de canaux en nombre, elle peut satisfaire les amateurs de plaisirs fluviaux.

Non loin du quartier de Sanlitun s’étend ainsi le Liangmahe (亮马河 – la rivière du cheval d’argent), que des aménagements récents et nourris ont su transformer en agréable promenade pour le chaland qui passe.

Compte tenu du fait que j’ai pu assister, au cours de mes premiers mois pékinois, aux travaux desdits aménagements, et pu considérer tout à loisir, et l’état du sol, et la couleur de l’eau, et ce qu’on y déverse sans aucun scrupule, je continue d’être perplexe en observant pêcheurs et même nageurs s’adonner à ces joies nautiques sans trop se faire de souci. Mais si on n’y regarde pas de trop prêt, qu’on oublie l’odeur vaseuse les jours de grosse chaleur et qu’on fait abstraction de l’état du canal quelques centaines de mètres en amont, le Liangmahe offre sans conteste un cadre plaisant, voire romantique, voire délectable, si loin, si proche du périphérique surchargé et de l’effervescence ambiante.

A l’occasion, il est particulièrement appréciable de s’y promener à la lumière du petit jour, et d’observer les Chinois s’adonner à leur gymnastique rituelle.

Et quand l’hiver arrive, on peut même se targuer d’assister à la pêche sous la glace au cœur de la ville.

sport d'hiver à Pékin

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