du riz, de l'huile, de l'imposant

Même si je n’aurais rien contre me sustenter de canard laqué et des raviolis tous les jours, ce n’est pas parce qu’on vit en Chine qu’il est inévitable de manger couleur locale.

Je n’avais pas grande crainte en partant à Pékin, je me doutais qu’il ne serait pas trop difficile d’y trouver chocolat, moutarde et autres fromages, ceci étant, on ne peut pas non plus faire l’impasse sur quelques ajustements alimentaires.

Il peut s’agir d’une simple affaire de proportions. Je ne t’apprends rien, mon cher lecteur, si je te dis que le riz n’est pas une denrée rare ici… mais le conditionnement n’a rien à voir avec celui qu’on lui connaît dans nos contrées barbares, puisqu’il se présente le plus souvent par sacs de 2 ou 5 kilos (à moins que tu ne te résolves à acheter du riz importé spécial risotto, que tu trouveras bien emballé dans son joli petit carton).

Les ajustements d’échelle valent également pour l’huile, et la farine, preuve s’il en était besoin que le régime alimentaire pékinois se base presque exclusivement sur ces trois produits

La mise au point est aussi maraîchère : j’ai ainsi découvert (mes connaissances en botanique étant très limitées), au cours de ces quelques mois chinois, que le haricot vert existait en version XXL, et que les pommes de terre avaient un goût invariablement sucré.

la fin des haricots

En contrepartie, il est assez plaisant de pouvoir s’offrir des caramboles et des kumquats à des prix dérisoires, et amusant d’observer des tortues et des crapauds (vivants) chez le poissonnier (mais un tout petit peu moins amusant d’acheter un poulet non vidé avec tête et pattes de rigueur).

Ma seule véritable déconvenue alimentaire en ce pays a pour nom yaourt… Je peux te dire que j’en ai essayé, des marques et des arômes, avant de parvenir à trouver un succédané acceptable.

un yaourt peut en cacher un autre

J’ai par la même occasion appris à ne pas me fier aux apparences : il ne faut pas trop hâtivement s’attendre à ce que les Activia aient tout à fait le même goût et la même texture qu’en France… D*none a su adapter sa production aux papilles régionales, ici, les yaourts natures sont systématiquement sucrés, le plus souvent liquides ; et se boivent à la paille, (j’ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi il étaient si difficiles à retirer… parce qu’ils se percent avec ladite paille !).

Après plusieurs tentatives et de nombreuses quelques déceptions, j’ai finalement réussi à arrêter mon choix, faute de mieux… mais quand je rentre en France, je serais capable de dévaliser l’intégralité du rayon laitages juste pour le plaisir d’avoir enfin l’embarras du choix.

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Heureuses fêtes à tous, soit dit en passant !

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