On a beau vivre à l’autre bout du continent, on n’en est pas moins soumis aux affres de la mode, à commencer par celles qui s’abattent sur les cours de récré.

Après un automne et un hiver placés sous le signe des bracelets aux formes diverses et variées, voire parfois non identifiables, j’ai assisté à l’éclosion printanière d’une addiction chez Belle des Champs et Lady Gogo qui me laisse pour le moins perplexe.

Mon ami Google m’a informée que Plantes et Zombies était un jeu de stratégie consistant, pour une armée de plantes, à éviter de se faire anéantir par de vilains zombies… les choses auraient pu en rester là si le jeu avait eu la judicieuse idée de se cantonner à son application virtuelle. C’était évidemment sans connaître l’intelligence maligne du marketing, qui semble avoir décidé d’inonder tout ce que le monde Pékin compte d’établissements scolaires en paquets de cartes à l’effigie de ces sémillantes horreurs créatures (?)

Je l’avoue, je vois à peu près autant de rapport envisageable entre les plantes et les zombies qu’entre les cloportes et les fers à repasser, Belle des Champs (qui porte bien son nom) ne semble d’ailleurs pas très loin de partager mon avis, sans s’en rendre compte, elle qui s’empresse de se débarrasser des images « zombies » pour le plus grand bonheur de sa petite soeur de 4 ans (qui se réjouit innocemment de tant de générosité), pour ne conserver que les cartes « plantes »… qu’elle semble avoir décidé de collectionner à l’infini.

Il faut bien que jeunesse se passe paraît-il.

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