Je ne connais guère Pékin, même après 8 mois, mais je commence à l’assumer, un jour viendra sans doute peut-être…

En revanche, je connais de mieux en mieux mon ghetto pour expatriés quartier, où mes obligations alimentaires m’amènent souvent à longer la façade du Starbucks le plus proche.

Manifestement, pour fréquenter cette enseigne, il faut être soit étranger, soit détenteur d’un ordinateur blanc flanqué d’une pomme entamée (soit les deux, c’est encore mieux), c’est très troublant, et évidemment assez fascinant, de constater que la fée mondialisation rend possible, même dans un « ailleurs » culturellement et linguistiquement différent, de se nourrir, vêtir, laver, détendre (presque) comme « à la maison ».

Je ne veux pas être snob d’ailleurs, je fais de même en cherchant mes pâtes feuilletées chez Carrefour.

Mais cela m’effraie aussi, de constater qu’il est vraiment très facile de mener des existences parallèles, de se contenter de connaissances superficielles sur le pays qui nous accueille, bon gré mal gré. Je sais que je suis à deux doigts d’en rester là, moi aussi, la vie est tellement plus confortable ainsi.

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