… ou comment faire de substantiels progrès en mandarin.

Voici plus de 6 mois que je suis à Pékin… il m’en aura fallu presque autant avant de me décider à prendre des cours de mandarin.

Du chinois, j’en avais déjà fait dans une autre vie, il y a quelque 10 ans, et il ne m’en restait goutte, ou à peine plus. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que j’ai cédé aux affres de la procrastination et remis à une date ultérieure d’en réapprendre quelques rudiments : je savais que cette langue est exigeante et ingrate, fascinante aussi.

De mes deux ans d’apprentissage passés, je n’avais conservé que la connaissance des nombres et à peine plus de 3 mots de vocabulaire.

Surtout, j’étais paniquée et paralysée par le constat de mon incapacité à distinguer les caractères entre eux, que j’avais pourtant laborieusement tâché d’assimiler en leur temps. Tout se mélangeait en une effrayante bouillie où il me semblait être condamnée à patauger ad aeternam.

Lasse de n’être pas en mesure d’ânonner plus de 4 syllabes avec le Pékin moyen, j’ai tout de même fini par pousser la porte d’une des multiples écoles de langue qui jalonnent cette ville.

Depuis, j’ai un peu repris espoir, je parviens peu ou prou à retenir quelques caractères, voire quelques expressions usuelles indispensables au quotidien.

petit florilège des essentiels du moment :

  • cette montagne est plus grande que celle-là
  • j’ai perdu les clefs de ton vélo
  • Tony est très occupé
  • elle pose le vase sur le rebord de la fenêtre
  • dans ce restaurant, il y a beaucoup de chaises

Je n’en suis pas encore, loin s’en faut, à tailler une bavette avec les chauffeurs de taxi (d’autant qu’il y a un monde entre la prononciation étudiée de mon enseignante et les accents provinciaux parfois éprouvants que l’on rencontre « dans la vraie vie »), mais je persévère, et espère que peut-être un jour prochain, va savoir, je serai en mesure de nommer sans les désigner du doigts les légumes du marché…

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