A défaut de connaître les trésors cachés de Pékin, je ne suis pas loin de devenir experte ès courses alimentaires en grande surface. Le sujet est trivial mais la réalité incontournable, et occupe à mon humble avis les pensées et les heures de bon nombre de mes congénères « hors patrie »…

Avant hier, poussée par la curiosité et l’envie de faire de vraies grandes courses hebdomadaires comme au bon vieux temps parisien, j’ai mis le cap vers Carrefour, dans l’espoir d’y dénicher au passage une ou deux pâtes feuilletées sans vider mon compte en banque (Carrefour est plutôt abordable, en comparaison avec d’autres enseignes « étrangères »).

En chinois, Carrefour se dit 家乐福 – littéralement, famille joyeuse heureuse, le bonheur de la famille joyeuse en quelque sorte, autant dire qu’on nage dans l’allégresse

Arrivée à bon port après 25 minutes de taxi – dont quinze d’embouteillages – et fièrement armée de mon cadis, j’ai pu vagabonder au gré des rayons et des étals, rester fascinée au rayon boucherie devant une montagne de pattes de poulets, arpenter 5 fois l’espace surgelés pour finir par comprendre que ma quête de haricots verts resterait vaine, acheter 48 yaourts et 30 œufs, faire rire la caissière avec mon ticket de caisse de 50 cm de long, me disputer en chinois, mazette – avec Madame Service-livraison qui m’annonça sans autre forme de procès que je n’habitais pas dans la bonne zone, et finir par rentrer en taxi (toujours 25 minutes), lestée de tous mes sacs et d’une impression en demi-teinte…
Mais au moins sais-je désormais où trouver de la pâte feuilletée !

Publicités