Après avoir passé ma première semaine à Pékin à déprimer prendre mes premières marques, il m’a bien fallu me rendre à l’évidence : expatriation ou pas, les contraintes ménagères quotidiennes n’avaient pas disparu, et il était désormais plus que temps de faire connaissance avec la machine à laver de notre logement.

J’étais confiante, les machines, même avec un mode d’emploi sibyllin pour la non-sinophone que je suis, doivent bien fonctionner – me disais-je – partout de la même façon.

Ledit appareil semblait neuf, au design certes un peu différent de ce que je connaissais, mais muni d’un certain nombre de boutons qui devaient bien référer à des programmes de lavage précis.

Après avoir appuyé sur toutes les touches simultanément, alternativement et inversement, je dus pourtant me rendre à l’évidence : le réglage de la température n’apparaissait nulle part… et c’est donc incidemment que j’appris qu’en Chine, les machines « usuelles » lavent (?) exclusivement à l’eau froide (partant de ce constat je me demande à présent à quoi diable peuvent bien servir les multiples programmes de lavage).

J’ai vaguement hésité à rentrer en France à ce moment-là, pour finir, j’ai préféré aller pleurer auprès de l’administration de la résidence (The Desk), qui me dénicha un (petit) modèle plus conforme à mes caprices d’Occidentale… et qui avait manifestement à la fois beaucoup servi et passé un long moment au placard, si j’en crois la quantité de tartre et de moisissure qui s’y agglomérait scrupuleusement.

Dire qu’elle fonctionne bien serait mentir, mais à défaut de grives…

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