Même si quand elle ne comprend goutte au chinois, l’EMAF (expatriée-mère-au-foyer) apprend très rapidement à identifier une phrase qui deviendra bien vite essentielle, que dis-je, indispensable, à sa subsistance : Mai yi-Song yi.

Que les amateurs de fromages en voie d’expatriation se rassurent, Pékin regorge littéralement de structures commerciales pour riches et étrangers, et aussi pour riches étrangers, dont les sélections n’ont rien à envier à celles des grandes surfaces de notre douce France. Petite contrepartie bien naturelle cependant : s’il est possible de se nourrir presque « comme à la maison« , il faut accepter d’en payer le prix fort.

C’est ici qu’intervient notre ami Mai yi-Song yi. Quand approche (voire échoit) la date limite de consommation, ces luxueux produits d’importation sont vendus par lot de deux pour le prix d’un, et deviennent du même coup abordables. Savamment entourés d’un scotch jaune où rougeoient les caractères magiques, ils savent attirer l’œil de la ménagère – laquelle ménagère a en outre le sentiment d’avoir réalisé l’affaire du siècle – comme personne…

… Je ne vous raconte pas comme j’ai été fière le jour où j’ai ainsi déniché un lot de munsters et de livarots…

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